Mas de Lartillou, situé à Espédaillac (Département 46), est un château Renaissance construit au XVIe siècle. Le monument est actuellement fermé au public.
Au cœur du Quercy blanc, cette gariotte monumentale d'Espédaillac révèle le génie rural des bâtisseurs caussenards : une coupole de pierres sèches en encorbellement, sans un gramme de ciment vertical, inscrite aux Monuments Historiques.
Sur les causses du Lot, à Espédaillac, le Mas de Lartillou abrite l'un des spécimens les plus remarquables de la tradition des gariottes caussenardes. Cette construction circulaire en pierres calcaires sèches, couronnée d'une voûte en encorbellement d'une maîtrise confondante, est à la fois témoignage d'un savoir-faire ancestral et chef-d'œuvre d'ingéniosité paysanne. Inscrite aux Monuments Historiques depuis 1978, elle constitue un jalon précieux dans la compréhension de l'architecture vernaculaire du Quercy. Ce qui distingue fondamentalement la gariotte de Lartillou de ses consœurs plus modestes, c'est son ampleur : avec un diamètre intérieur d'environ cinq mètres, elle dépasse largement la moyenne des abris de bergers caussenards. Les murs, larges de 80 centimètres, confèrent à l'ensemble une solidité et une inertie thermique remarquables, offrant au visiteur, même en plein été, une fraîcheur saisissante dès le seuil franchi. L'expérience de la visite est celle d'une plongée dans le temps long du monde rural. L'œil s'habitue à la pénombre filtrée par les deux ouvertures et balaie le dallage au sol, les parois épaisses, la montée progressive des assises qui se resserrent vers la clé de voûte sommitale. On perçoit ici la logique silencieuse d'un constructeur anonyme qui, pierre après pierre, a résolu une équation architecturale sans aucun outil de calcul formel. Le cadre environnant amplifie le sentiment d'immersion. Les causses du Lot, avec leurs étendues de garrigues, leurs murets de pierres sèches et leurs cultures de céréales, forment un paysage d'une cohérence totale avec l'édifice. La lumière du Quercy, douce et calcaire, sculpte les surfaces rugueuses de la gariotte et invite le photographe à s'y attarder aux heures dorées de la journée.
La gariotte du Mas de Lartillou est un édifice circulaire à plan centré, dont le diamètre intérieur d'environ cinq mètres en fait une réalisation d'exception dans la gamme des abris caussenards. Ses murs, d'une épaisseur de 80 centimètres, sont constitués de pierres calcaires locales, assemblées à la base avec un mortier, mais travaillées selon une logique d'encorbellement à mesure que l'on s'élève. Le principe constructif repose sur une audace simple : chaque nouvelle assise déborde légèrement vers l'intérieur de la précédente, réduisant progressivement l'ouverture du cercle jusqu'à ce qu'une unique grosse pierre puisse en fermer le sommet, formant une clé de voûte rudimentaire mais efficace. L'adhérence entre assises n'existe que dans le plan horizontal, chaque rang restant techniquement indépendant de celui qu'il coiffe. Extérieurement, la silhouette de la gariotte évoque une ruche de pierre, basse et trapue, émergant du sol caussenard avec une discrétion de végétal. Deux ouvertures percent les murs épais, assurant lumière et ventilation, tandis qu'une petite ouverture rectangulaire couronne le sommet de la construction. À l'intérieur, le sol est recouvert d'un dallage de pierres plates soigneusement jointées. L'espace intérieur, étonnamment vaste pour ce type d'édifice, offre une acoustique particulière et une régulation thermique naturelle qui maintient une température fraîche en été et retient la chaleur en hiver, qualités qui en faisaient un refuge idéal pour les bergers comme pour les bêtes. La technique d'encorbellement employée ici appartient à une famille de solutions architecturales universelles, présente depuis les tholoi mycéniens jusqu'aux nuraghi sardes, en passant par les trulli des Pouilles. La gariotte de Lartillou en représente une expression vernaculaire et caussenarde, sobre et fonctionnelle, où l'élégance naît de la seule logique constructive.
Mas de Lartillou est situé à Espédaillac, dans le département Département 46, en Occitanie, en France.
Mas de Lartillou date d'une période construite à la Renaissance (XVIe siècle).
Mas de Lartillou est actuellement fermé au public.