Maison d'habitation actuellement dénommée Villa Robinson ou Flé, situé à Ambleteuse (Pas-de-Calais), est un monument médiéval construit au Moyen Âge. Le monument est actuellement fermé au public.
Joyau de l'architecture balnéaire de la Côte d'Opale, la Villa Robinson conjugue références aux cottages anglais et aux manoirs normands, dans un écrin de céramiques artisanales et de bois précieux.
Nichée à Ambleteuse, petit bourg côtier du Pas-de-Calais face aux falaises blanchâtres qui annoncent les côtes anglaises, la Villa Robinson — aussi connue sous le nom de Villa Flé — est l'une des perles méconnues de l'architecture balnéaire française de la Belle Époque. Commanditée dans les années 1880 ou 1890 par un compositeur et poète bruxellois, elle s'inscrit dans cette vogue des villégiatures artistiques qui, des côtes normandes aux rivages d'Opale, vit éclore des demeures à mi-chemin entre l'intime et le manifeste esthétique. Ce qui distingue radicalement la Villa Robinson de ses contemporaines, c'est la lisibilité architecturale qu'elle affiche : ici, rien n'est dissimulé. Les éléments constructifs — charpentes, colombages, encorbellements — sont volontairement laissés apparents, transformés en véritable décor. Cette honnêteté structurelle, influencée par l'esthétique des cottages anglais et par les grandes demeures à pans de bois normands, conférait à la villa une modernité presque Arts and Crafts, à l'heure où l'Europe redécouvrait la beauté des matériaux bruts. L'intérieur ne déçoit pas. Les cheminées, la cage d'escalier et la salle de bains ont été habillées de céramiques colorées, posées par un propriétaire ultérieur aux goûts affirmés. Le pitchpin — ce pin résineux américain, bois de prédilection des décorateurs de la fin du XIXe siècle — tapisse les boiseries intérieures d'une chaleur ambrée. L'ensemble dégage une atmosphère de refuge cultivé, où le confort bourgeois et la sensibilité artistique se répondent pièce après pièce. Lieu de rencontres entre artistes et lettrés au tournant du XXe siècle, la villa porta longtemps l'empreinte de cette sociabilité créatrice avant de connaître des décennies d'abandon et d'un incendie dévastateur. Sa résurrection, grâce au rachat par l'architecte André Willerval en 1986, lui a restitué une seconde vie et une reconnaissance patrimoniale officialisée par son inscription aux Monuments Historiques en 2001.
La Villa Robinson s'inscrit dans le courant de l'architecture balnéaire de la fin du XIXe siècle, courant qui, en France du Nord, synthétise volontiers les influences anglaises et normandes. À l'image des cottages victoriens qu'affectionnait la bourgeoisie anglaise en villégiature, la villa joue sur la pittoresque irrégularité des volumes : toitures à forte pente, lucarnes ouvragées, décrochements de façade et encorbellements rythment une silhouette asymétrique qui s'intègre parfaitement dans le paysage côtier. Les références à l'architecture normande à pans de bois sont explicitement revendiquées, les éléments de charpente et de solivage étant délibérément laissés visibles en façade, transformant la structure même en ornement. L'un des principes directeurs de la conception est cette mise en valeur des matériaux bruts : contrairement aux villas bourgeoises qui enduisent et dissimulent, la Villa Robinson expose fièrement ses assemblages, ses joints et ses boiseries. Intérieurement, le pitchpin — bois américain aux veines prononcées et à la teinte chaude, très en vogue dans les intérieurs de la Belle Époque — habille lambris, menuiseries et escaliers, diffusant une lumière dorée caractéristique. Les céramiques ajoutées par M. Lefèvre sur les cheminées, dans la cage d'escalier et la salle de bains constituent un second registre décoratif, ajoutant couleur et texture à l'austérité noble du bois. L'ensemble présente ainsi une stratification décorative rare : le projet architectural originel de la fin du XIXe siècle, enrichi d'interventions céramiques du milieu du XXe siècle, le tout conservé dans sa substance malgré l'incendie et les décennies d'abandon.
Maison d'habitation actuellement dénommée Villa Robinson ou Flé est situé à Ambleteuse, dans le département Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, en France.
Maison d'habitation actuellement dénommée Villa Robinson ou Flé date d'une période construite au Moyen Âge (XIe-XVe siècle).
Maison d'habitation actuellement dénommée Villa Robinson ou Flé est actuellement fermé au public.