Maison, situé à Arras (Pas-de-Calais), est un château Renaissance construit au XVIe siècle. Le monument est actuellement fermé au public.
Élégante demeure du XVIIIe siècle inscrite aux Monuments Historiques, cette maison arrageoise incarne le raffinement de l'architecture civile flamande et française à l'heure des Lumières.
Au cœur d'Arras, ville dont le centre historique figure parmi les plus beaux ensembles baroque du nord de la France, cette maison du XVIIIe siècle s'impose comme un témoignage discret mais précieux de l'art de vivre bourgeois sous l'Ancien Régime. Inscrite aux Monuments Historiques en 1946, elle appartient à ce patrimoine civil que l'on découvre souvent par hasard, au détour d'une ruelle pavée, et qui révèle toute la sophistication d'une époque où le décor domestique était une affirmation sociale. Ce qui rend cette demeure singulière, c'est son ancrage dans une tradition architecturale propre à l'Artois : le dialogue entre l'héritage flamand — pierre calcaire blonde, façades rythmées, lucarnes ouvragées — et l'influence croissante du classicisme français, qui s'impose progressivement dans la région après la réunification définitive de l'Artois à la France. La maison témoigne de ce moment charnière où les maîtres d'œuvre locaux assimilent les codes de Versailles tout en conservant le savoir-faire et les matériaux de leur terroir. Pour le visiteur attentif, la façade offre une leçon d'architecture à ciel ouvert : proportions mesurées, ordonnancement rigoureux des ouvertures, détails sculptés qui animent la pierre sans jamais verser dans l'excès. À l'intérieur, on imagine aisément les boiseries peintes, les parquets à point de Hongrie et les cheminées en marbre qui constituaient l'ordinaire du confort bourgeois arrageois au temps de Louis XV et Louis XVI. Le cadre urbain renforce cette expérience : Arras est une ville où l'histoire affleure à chaque pas, des célèbres places des Héros et de la Grand-Place — chefs-d'œuvre du baroque flamand — jusqu'aux rues moins fréquentées où se nichent des demeures comme celle-ci. Loin des foules qui se pressent sous les arcades, cette maison invite à un dialogue intime avec le XVIIIe siècle arrageois.
La maison appartient au registre de l'architecture civile bourgeoise artésienne du XVIIIe siècle, un style qui se caractérise par la synthèse entre la tradition constructive flamande et le classicisme français triomphant. La façade, en pierre calcaire blonde extraite des carrières de la région, présente un ordonnancement rigoureux des travées : les fenêtres à petits carreaux, surmontées de frontons ou d'arcs en anse de panier, rythmant une élévation de deux ou trois niveaux coiffée d'une toiture à forte pente, typique du nord de la France, probablement en ardoise ou en tuiles plates. Les détails sculptés — encadrements moulurés des baies, corniche à modillons, éventuels mascarons ou clés d'arc ornées — témoignent du soin apporté à la décoration extérieure, signe distinctif d'une commande bourgeoise aisée. La porte cochère ou le portail d'entrée, souvent l'élément le plus travaillé de telles demeures, devait arborer des vantaux en bois sculpté ou des ferronneries forgées selon les codes décoratifs Louis XV ou Louis XVI. L'intérieur suit vraisemblablement la distribution classique des hôtels particuliers provinciaux de l'époque : un vestibule d'entrée donnant accès à un escalier d'honneur à rampe en fer forgé, des pièces de réception en enfilade au rez-de-chaussée, les appartements privés aux étages. Les matériaux intérieurs — parquet en chêne, boiseries peintes à caissons, cheminées en pierre ou en marbre de l'Avesnois — complètent un décor domestique qui, même partiellement conservé, constitue un document irremplaçable sur le mode de vie arrageois des Lumières.
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Maison est situé à Arras, dans le département Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, en France.
Maison date d'une période construite à la Renaissance (XVIe siècle).
Maison est actuellement fermé au public.