Château de la Mauvoisinière, situé à Bouzillé (Maine-et-Loire), est un château Renaissance construit au XVIe siècle. Le monument est actuellement fermé au public.
Seul château des Mauges épargné par les fureurs révolutionnaires, la Mauvoisinière déploie ses douves orthogonales et ses jardins à la française dans un écrin intact du Grand Siècle.
Niché dans le bocage angevin de Bouzillé, le château de la Mauvoisinière est l'un des rares témoins préservés de l'architecture aristocratique des Mauges, une région que les guerres de Vendée ont ravagée avec une violence sans précédent. Ce privilège de la survie lui confère une aura singulière : là où tant de demeures seigneuriales ont péri dans les flammes de la Terreur, la Mauvoisinière s'est maintenue debout, gardienne silencieuse d'un art de vivre disparu. L'ensemble architectural séduit d'emblée par sa cohérence et son équilibre. Le château principal, édifié dans les années 1660, est encadré de deux pavillons de cour qui rythment la composition selon un ordonnancement classique. Tout autour, un réseau orthogonal de douves dessine dans le paysage un plan géométrique rigoureux, prolongé par des jardins à la française dont les tracés évoquent encore l'art topiaire du XVIIe siècle. L'ensemble forme un microcosme autonome, un domaine clos sur lui-même comme pour mieux résister au temps. Au fil des siècles, le domaine s'est enrichi d'ajouts soigneusement intégrés. Les communs des XVIIe et XVIIIe siècles témoignent d'une exploitation agricole active et d'une gestion patrimoniale attentive. Le XIXe siècle y a apposé sa marque avec élégance : la maison de l'intendant et surtout la chapelle Sainte-Sophie, dite « enfeu des Gibot », construite en 1846, introduisent une note néo-gothique qui dialogue sans heurt avec l'austérité classique du bâti d'origine. La visite du site invite à une déambulation contemplative. Les douves réfléchissent les façades de pierre blonde, et les allées des jardins offrent des perspectives soigneusement calculées sur le corps de logis. Photographes, amateurs d'histoire et passionnés de jardins patrimoniaux y trouveront matière à une exploration de plusieurs heures, loin de l'agitation touristique des grands circuits ligériens.
Le château de la Mauvoisinière présente une architecture représentative du classicisme provincial français de la seconde moitié du XVIIe siècle. Le corps de logis principal, sobre et équilibré, s'organise selon une composition symétrique encadrée de deux pavillons de cour qui scandent l'entrée du domaine. Les façades, vraisemblablement construites en tuffeau ou en schiste ardoisier selon la tradition angevine, expriment la retenue caractéristique de l'aristocratie rurale, loin des fastes versaillais mais attentive aux codes de la représentation. L'élément le plus singulier du site est sans doute son système hydraulique : un réseau orthogonal de douves ceinture l'ensemble du domaine, créant un effet d'île architecturale particulièrement saisissant. Ces douves ne sont pas de simples fossés défensifs hérités du Moyen Âge, mais une composition paysagère délibérée, intégrée au dessin des jardins à la française dont elles constituent les axes structurants. Les jardins clos, ordonnés en parterres géométriques, complètent cette mise en scène savante du paysage. La chapelle Sainte-Sophie, ajoutée en 1846, introduit une note néo-gothique avec ses lancettes et ses arcatures caractéristiques du style troubadour en vogue sous Louis-Philippe. Cet enfeu des Gibot constitue un exemple intéressant de l'architecture funéraire aristocratique du XIXe siècle, alliant sobriété formelle et charge symbolique. Les communs des XVIIe et XVIIIe siècles, bien conservés, témoignent de l'organisation fonctionnelle d'un grand domaine rural angevin et de l'évolution des techniques de construction sur plus d'un siècle.
Château de la Mauvoisinière est situé à Bouzillé, dans le département Maine-et-Loire, en Pays de la Loire, en France.
Château de la Mauvoisinière date d'une période construite à la Renaissance (XVIe siècle).
Château de la Mauvoisinière est actuellement fermé au public.