Immeuble, situé à Lille (Nord), est un monument médiéval construit au Moyen Âge. Le monument est actuellement fermé au public.
À Lille, l'immeuble Coilliot est un écrin Art Nouveau et néo-Renaissance unique, réputé pour ses éblouissantes céramiques de Longwy et ses vitraux d'exception signés d'un négociant visionnaire de la Belle Époque.
Au cœur du quartier historique de Lille, l'immeuble Coilliot se distingue comme un témoignage architectural rare de la prospérité bourgeoise du tournant du XXe siècle. Élevé à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle, cet ensemble immobilier conjugue avec élégance les ambitions commerciales et résidentielles de la famille Coilliot, marchands de matériaux de construction devenus acteurs majeurs du décor intérieur lillois. Ce qui rend l'édifice véritablement singulier, c'est l'usage spectaculaire des céramiques de Longwy, manufactures lorraines réputées pour leurs émaux polychromes brillants. Cheminées à décors néo-Renaissance, lambris bas ornés de mousquetaires et d'allégories des saisons, carreaux habillant l'intégralité des espaces de circulation : la céramique n'est pas ici un simple ornement, elle constitue la matière même de l'architecture intérieure. Ce parti pris décoratif, porté avec cohérence d'un étage à l'autre, fait de l'immeuble Coilliot un véritable manifeste du goût bourgeois nordiste pour les arts appliqués. La visite révèle une superposition subtile d'ambiances : la façade relativement classique sur rue ne laisse pas deviner la richesse intérieure qui se dévoile dans le grand salon, avec sa monumentale cheminée ornée de la salamandre de François Ier, symbole royal emprunté au vocabulaire de la Loire. Les vitraux dispensent une lumière tamisée et colorée sur ces décors foisonnants, créant une atmosphère propre à la Belle Époque, entre opulence maîtrisée et fantaisie ornementale. L'ensemble forme un témoignage précieux de l'histoire sociale et économique de Lille : celui d'une ville industrieuse où négoce et raffinement se conjuguaient, où un marchand de matériaux pouvait se muer en prescripteur du goût et faire de son propre immeuble un catalogue vivant de ses productions. Classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 2009, l'immeuble Coilliot participe de la mémoire architecturale d'une métropole nordiste trop souvent méconnue des amateurs de patrimoine.
L'immeuble Coilliot présente une organisation typique des immeubles bourgeois lillois de la fin du XIXe siècle, avec une façade sur rue relativement sobre à l'écriture classique, et un déploiement de richesse décorative réservé aux espaces intérieurs. Le rez-de-chaussée abrite les vestibules de deux escaliers distincts desservant respectivement les logements de la rue Fabricy et le bâtiment de fond de cour, accessible au premier étage par une galerie couverte — dispositif fonctionnel hérité des typologies architecturales du commerce lillois. La véritable signature de l'édifice réside dans son programme décoratif intérieur, entièrement articulé autour des céramiques de Longwy. Le grand salon concentre les pièces maîtresses : une imposante cheminée de style néo-Renaissance directement inspirée des cheminées ligériennes du XVIe siècle, ornée de la salamandre héraldique de François Ier sur le manteau et de niches à dais qui accueillirent jadis des figures féminines sculptées. La cheminée du premier étage joue sur des décors polychromes lumineux, tandis que celle du second adopte un registre plus austère, entièrement monochrome. Les lambris bas du salon sont composés de carreaux de céramique figuratifs représentant des mousquetaires aux tenues contrastées et quatre figures allégoriques des saisons, programme iconographique caractéristique du goût éclectique de la Belle Époque. L'ensemble des circulations — couloirs, vestibules, paliers d'escaliers — est revêtu de céramique, créant une continuité ornementale rare et cohérente à travers tout l'édifice. Des vitraux colorés complètent ce dispositif, diffusant une lumière tamisée sur les émaux brillants et contribuant à l'atmosphère enveloppante et singulière de l'immeuble. Ce traitement global de l'enveloppe intérieure fait de l'édifice un exemple remarquable des ambitions décoratives de l'architecture bourgeoise nordiste au tournant du XXe siècle.
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Immeuble est situé à Lille, dans le département Nord, en Hauts-de-France, en France.
Immeuble date d'une période construite au Moyen Âge (XIe-XVe siècle).
Immeuble est actuellement fermé au public.