Immeuble, situé à Arras (Pas-de-Calais), est un château Renaissance construit au XVIe siècle. Le monument est actuellement fermé au public.
Au cœur d'Arras, cet immeuble classé Monument Historique depuis 1919 incarne l'élégance architecturale du Nord de la France, avec ses façades caractéristiques aux jeux de briques et de pierres blanches de l'Artois.
Arras, capitale de l'Artois et joyau architectural des Hauts-de-France, conserve en son sein un patrimoine bâti d'une richesse exceptionnelle. Parmi les nombreux immeubles qui composent le tissu urbain de cette ville meurtrie et rebâtie au fil des siècles, celui-ci occupe une place singulière : classé Monument Historique dès le 15 septembre 1919, dans les lendemains immédiats de la Grande Guerre, sa protection témoigne de l'urgence qu'il y eut à sauvegarder ce qui avait survécu aux bombardements dévastateurs du conflit. L'immeuble s'inscrit dans la tradition architecturale arrageoise, caractérisée par l'alliance subtile de la brique rouge et de la pierre blanche calcaire extraite des carrières de l'Artois. Cette bichromie, signature visuelle de toute une région, confère aux façades une élégance sobre et une profondeur plastique que les variations de lumière du Nord subliment à toute heure du jour. Les détails sculptés, corniches moulurées et encadrements de fenêtres ouvragés révèlent la main de compagnons maîtres dans leur art. Venir admirer cet immeuble, c'est plonger dans plusieurs siècles d'histoire urbaine arrageoise. La rue qui l'accueille raconte à elle seule les grandes transformations de la cité : les périodes de prospérité marchande qui firent d'Arras l'une des capitales de la tapisserie et du commerce flamand, les reconstructions successives après les guerres qui endeuillèrent le Nord, et enfin la volonté opiniâtre des habitants de perpétuer une identité architecturale forte. L'expérience de visite est celle d'une déambulation dans un Arras authentique, loin parfois des circuits touristiques balisés. Contempler cet édifice depuis la rue, observer la composition de sa façade, comprendre comment il dialogue avec le bâti environnant : autant de lectures possibles pour le promeneur curieux comme pour l'amateur d'architecture. Les Grands-Places et la Place des Héros toutes proches offrent un contrepoint monumental qui enrichit encore le parcours. Protégé au titre des Monuments Historiques, cet immeuble bénéficie d'un régime de conservation strict qui garantit la pérennité de ses caractéristiques architecturales originelles. Il constitue un maillon indispensable dans la chaîne du patrimoine urbain arrageois, contribuant à cette atmosphère unique que les voyageurs ressentent dès leur premier pas dans les rues de la ville.
L'immeuble s'inscrit dans la tradition architecturale civile du nord de la France, caractérisée par une maîtrise remarquable de l'alliance entre la brique et la pierre calcaire blanche. La façade, ordonnancée selon les principes classiques en vigueur dans la région entre le XVIIe et le XIXe siècle, présente une composition verticale rigoureuse : travées régulières scandées par des pilastres ou des chaînes d'angle en pierre de taille, baies rectangulaires ou en arc segmentaire encadrées de moulures soignées, corniche couronnant l'ensemble d'un profil élégant. La toiture, selon la tradition artésienne et flamande, est probablement en ardoise ou en tuiles plates, à forte pente, marquée par des lucarnes ouvragées donnant au profil de l'édifice son caractère pittoresque caractéristique. Les intérieurs, bien que peu documentés, devaient suivre les dispositions typiques des immeubles bourgeois de la région : un vestibule d'entrée desservant un escalier d'honneur aux rampes en fer forgé travaillé, des pièces de réception en enfilade côté rue aux plafonds ornés de moulures et médaillons, et des espaces de service plus sobres donnant sur cour. Les menuiseries intérieures — boiseries, parquets, cheminées en marbre ou en pierre — constituaient autant d'éléments décoratifs révélateurs du standing de l'édifice et du goût de ses commanditaires. La particularité architecturale majeure de cet immeuble réside sans doute dans sa capacité à avoir traversé les destructions de la Première Guerre mondiale, faisant de lui l'un des rares témoins authentiques du bâti préindustriel arrageois. Cette rareté, reconnue dès 1919 par les autorités patrimoniales, confère à chaque détail de sa construction — appareillage des briques, profil des moulures, ferronneries — une valeur documentaire et esthétique hors du commun.
Immeuble est situé à Arras, dans le département Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, en France.
Immeuble date d'une période construite à la Renaissance (XVIe siècle).
Immeuble est actuellement fermé au public.