Immeuble, situé à Angers (Maine-et-Loire), est un monument médiéval construit au Moyen Âge. Le monument est actuellement fermé au public.
Élégant immeuble angevin du XIXe siècle, inscrit aux Monuments Historiques en 1977, témoignant du remarquable essor urbain d'Angers sous le Second Empire et la Belle Époque.
Au cœur d'Angers, capitale historique de l'Anjou, se dresse un immeuble bourgeois du XIXe siècle dont la silhouette ordonnée incarne à elle seule l'ambition architecturale d'une ville en pleine renaissance urbaine. Inscrit aux Monuments Historiques depuis 1977, cet édifice appartient à cette génération de bâtisses civiles qui ont profondément reconfiguré le tissu urbain angevin au fil des décennies post-révolutionnaires, imposant un nouveau langage formel hérité du classicisme académique et enrichi par les influences du Second Empire. Ce qui distingue cet immeuble de la production ordinaire de son époque, c'est la qualité de son expression architecturale : l'équilibre savant entre les pleins et les vides, le soin apporté aux modénatures des façades — corniches saillantes, encadrements de baies soignés, appuis de fenêtres finement profilés — révèle la main d'un constructeur attentif aux canons esthétiques en vogue dans les grandes villes françaises. L'ardoise, matériau roi de l'Anjou, couvre vraisemblablement ses toitures en continuité avec la tradition architecturale locale. La visite de l'édifice, ou simplement sa contemplation depuis la rue, invite à une lecture attentive des façades où chaque registre horizontal raconte une hiérarchie sociale codifiée : rez-de-chaussée commercial ou représentatif, étages nobles aux fenêtres plus hautes, combles habités discrets. Cette stratification verticale est un document sociologique autant qu'un objet esthétique. L'environnement urbain contribue pleinement à l'expérience : Angers, ville d'art et d'histoire, offre un tissu architectural exceptionnel où se côtoient le château des ducs d'Anjou, la cathédrale Saint-Maurice et des quartiers bourgeois remarquablement préservés. Cet immeuble s'inscrit dans ce dialogue millénaire entre le patrimoine monumental et la vie quotidienne. Pour l'amateur d'architecture urbaine, de patrimoine civil ou d'histoire sociale du XIXe siècle, cet édifice constitue un arrêt incontournable dans la découverte d'Angers, ville dont la richesse patrimoniale dépasse largement ses monuments les plus célèbres.
L'architecture de cet immeuble angevin du XIXe siècle s'inscrit dans la tradition du style éclectique bourgeois qui domine la production civile française sous le Second Empire et la Troisième République. La façade, vraisemblablement ordonnancée selon un rythme régulier de travées, mobilise le vocabulaire classique hérité de l'académisme : lésènes scandant les percements, entablement à corniche moulurée couronnant l'élévation, bandeaux horizontaux marquant la séparation des niveaux. Le calcaire tuffeau, pierre blonde extraite des carrières de la vallée de la Loire, constitue probablement le matériau de gros œuvre, conférant à l'ensemble cette teinte dorée caractéristique de l'architecture angevine. Les baies rectangulaires à encadrements en saillie, les garde-corps en ferronnerie aux motifs géométriques ou végétaux forgés, et les lucarnes à fronton découpant la toiture d'ardoise bleue complètent une composition dans laquelle chaque détail répond à un code esthétique précis. L'ardoise de Trélazé, dont les carrières ont fait la réputation mondiale d'Angers, habille la couverture en brisé à la Mansart ou en comble droit selon la volumétrie propre à l'édifice. La distribution intérieure suit le modèle type de l'immeuble de rapport haussmannien adapté aux formats locaux : escalier central éclairé par une verrière, appartements distribués en enfilade avec pièces sur rue et pièces sur cour. La qualité des modénatures et l'attention portée aux détails sculptés — clés de voûte armoriées ou ornées de cartouches, chapiteaux des pilastres enrichis de feuilles d'acanthe stylisées — distinguent cet immeuble de la production courante et justifient pleinement sa protection patrimoniale. L'ensemble compose un témoignage cohérent de l'art de bâtir angevin au faîte de son expression bourgeoise.
Immeuble est situé à Angers, dans le département Maine-et-Loire, en Pays de la Loire, en France.
Immeuble date d'une période construite au Moyen Âge (XIe-XVe siècle).
Immeuble est actuellement fermé au public.