Ferme du Clos Parchet, à Cessonnex, situé à Samoëns (Département 74), est un monument médiéval construit au Moyen Âge. Le monument est actuellement fermé au public.
Témoin authentique de l'architecture vernaculaire savoyarde, la ferme du Clos Parchet révèle la sophistication d'un habitat montagnard du XIXe siècle, avec sa double circulation et son four à pain d'origine.
Nichée dans le val de Samoëns, au cœur du massif du Giffre en Haute-Savoie, la ferme du Clos Parchet à Cessonnex est l'un de ces édifices ruraux qui, sans ostentation, condensent des siècles de savoir-faire montagnard. Inscrite aux Monuments Historiques depuis 2007, elle illustre avec une clarté rare la manière dont les communautés alpines ont su adapter leur architecture aux contraintes d'un territoire exigeant, façonnant des bâtiments à la fois fonctionnels, solides et profondément enracinés dans leur paysage. Ce qui distingue immédiatement le Clos Parchet de la grange banale, c'est la sophistication de son organisation interne. L'édifice déploie une logique spatiale tripartite d'une cohérence remarquable : caves en soubassement, logis pour les hommes et les bêtes au niveau intermédiaire, fenil au sommet. Cette superposition verticale, typique des grandes maisons rurales de la région faucignarde, permettait de concentrer sous un seul toit l'ensemble des activités domestiques et agricoles, réduisant au minimum les déplacements en extérieur durant les longs hivers alpins. La ferme se distingue également par sa double circulation, intérieure et extérieure, qui assure un accès de plain-pied à chacun des niveaux depuis le terrain naturel grâce à la déclivité du site. Ce principe, particulièrement ingénieux, autorisait le chargement direct du foin au fenil depuis la pente, sans recours à des engins de levage. Le four à pain, élément encore présent dans l'ensemble bâti, rappelle la dimension autarcique de ces exploitations de montagne, où chaque famille produisait et transformait elle-même ses denrées. La charpente, dont certains éléments préexistaient à la reconstruction de 1815, mérite une attention toute particulière. Assemblée selon des techniques transmises de génération en génération, elle constitue un témoignage matériel du dialogue entre tradition et renouvellement propre à l'architecture vernaculaire. Les parois du fenil, en bois soigneusement assemblé, jouent un rôle à la fois structurel et climatique, permettant la ventilation naturelle du foin stocké. Aujourd'hui, le Clos Parchet s'offre comme un document vivant de la civilisation agropastorale savoyarde. Sa visite — même extérieure — invite à une méditation sur l'intelligence du bâti traditionnel, sur la relation entre la forme architecturale et les usages qui la justifient, et sur la permanence d'un paysage culturel qui résiste, malgré tout, à l'effacement du temps.
La ferme du Clos Parchet appartient à la grande famille des maisons-blocs du type alpin faucignard, où l'ensemble des fonctions — logement humain, étable, fenil, cave — est regroupé sous un toit unique de grande dimension. L'édifice, construit en 1815 sur un terrain en légère déclivité, tire parti de la topographie pour ménager des accès de plain-pied à chacun de ses trois niveaux principaux : les caves en soubassement, le logis des gens et des bêtes au niveau intermédiaire, et le fenil dans la partie haute. Cette organisation tripartite, combinée à une double circulation intérieure et extérieure, constitue la signature architecturale la plus remarquable du bâtiment. Les matériaux employés reflètent les ressources locales du massif du Giffre. Le bois, omniprésent, structure la charpente et compose les parois ajourées du fenil, permettant la ventilation naturelle indispensable à la conservation du fourrage. La maçonnerie de pierre, probablement en moellon calcaire ou en granite selon les ressources du sous-sol local, forme le soubassement et les murs porteurs des niveaux inférieurs. La toiture, à forte pente pour évacuer la neige, était à l'origine couverte d'ancelles d'épicéa — bardeaux de bois fendus selon le fil du bois — et d'ardoises de Morzine, avant d'être remplacée par de la tôle en 1980. Un four à pain, bâti en pierre et adossé ou attenant au corps principal, complète l'ensemble et témoigne de l'autosuffisance alimentaire recherchée par les exploitants.
Ferme du Clos Parchet, à Cessonnex est situé à Samoëns, dans le département Département 74, en Auvergne-Rhône-Alpes, en France.
Ferme du Clos Parchet, à Cessonnex date d'une période construite au Moyen Âge (XIe-XVe siècle).
Ferme du Clos Parchet, à Cessonnex est actuellement fermé au public.