Cité des Electriciens (ancien coron de la fosse n° 2 dite du Mont-Blanc) , située en bordure de la rue Anatole-France et constitué de la totalité des rues Ampère, Branly, Coulomb, Edison, Faraday, Franklin, Gramme, Laplace, Marconi, Volta, situé à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), est un monument historique. Le monument est actuellement fermé au public.
Joyau préservé du bassin minier, la Cité des Électriciens de Bruay-la-Buissière est la plus ancienne cité minière de l'ouest du Nord-Pas-de-Calais, dont les rues portent les noms des pionniers de l'électricité.
Au cœur de Bruay-la-Buissière, la Cité des Électriciens s'impose comme un témoignage exceptionnel de l'architecture ouvrière du XIXe siècle. Édifiée entre 1856 et 1861 par la Compagnie des Mines de Bruay, cet ensemble cohérent de maisons en coron constitue aujourd'hui la plus ancienne cité minière subsistant dans la partie occidentale du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Arpenter ses allées, c'est remonter le temps jusqu'à l'âge d'or de l'industrie charbonnière française. Ce qui rend ce lieu véritablement singulier, c'est d'abord sa remarquable intégrité. Contrairement à tant d'autres cités minières transformées ou démolies, la Cité des Électriciens a traversé près de cent soixante ans d'histoire sans perdre l'essentiel de sa physionomie d'origine. Seuls les réseaux d'eau potable et d'électricité ont été ajoutés au fil des décennies — une ironie douce pour une cité dont les rues portent les noms d'Ampère, Volta, Franklin, Faraday, Marconi ou encore Edison. Cette nomenclature hommage aux pionniers de l'électricité confère à l'ensemble un caractère à la fois poétique et didactique, unique en son genre. Visiter la Cité des Électriciens, c'est s'immerger dans la vie quotidienne des familles de mineurs du Second Empire et de la Belle Époque. Les maisons basses, alignées avec une régularité qui traduit la rigueur paternaliste des compagnies minières, évoquent une communauté organisée, solidaire, tournée vers le travail de la fosse. On imagine aisément les gestes du quotidien, les enfants jouant dans les ruelles, les femmes aux jardins étroits, les hommes rentrant du fond les mains noircies. Aujourd'hui réhabilitée et ouverte à la découverte, la cité bénéficie d'une mise en valeur muséographique et culturelle qui en fait un lieu vivant, loin du musée figé. Des espaces d'interprétation permettent de comprendre les conditions de vie des mineurs à travers les objets, les témoignages et les reconstitutions d'époque. La visite s'adresse aussi bien aux familles qu'aux passionnés d'histoire industrielle et d'architecture sociale.
La Cité des Électriciens offre un exemple remarquablement cohérent de l'architecture du coron minier du Second Empire. Les maisons ouvrières, construites en rangées continues ou en îlots réguliers, présentent le gabarit typique des logements paternalistes de la seconde moitié du XIXe siècle : volumes bas, souvent un rez-de-chaussée et un étage sous comble, façades sobres rythmées par les ouvertures à encadrements de briques. La brique, matériau roi du nord de la France, structure l'ensemble de l'ensemble bâti, conférant à la cité sa tonalité chaude et homogène caractéristique du pays minier. Le plan d'ensemble obéit à une logique de quadrillage rationnel propre à l'urbanisme industriel de l'époque : des rues rectilignes, parallèles ou perpendiculaires, bordées de maisons alignées avec une régularité quasi militaire. Chaque logement disposait d'un jardinet à l'avant et d'un arrière-cour à l'arrière, permettant quelques cultures vivrières et l'entretien d'un petit élevage domestique. Cette organisation spatiale, à la fois utilitaire et sociale, était pensée pour maintenir l'ordre, la propreté et la moralité au sein de la communauté ouvrière selon les canons paternalistes de la compagnie minière. L'austérité décorative des façades, non dénuée d'une certaine élégance modeste, est typique de l'architecture sociale de cette période : pas de fioritures superflues, mais une attention portée à la bonne exécution des appareillages de brique, à la symétrie des ouvertures et à la solidité des volumes. L'ensemble a traversé les décennies sans altérations majeures, ce qui lui confère une lisibilité architecturale et historique rare au sein du patrimoine industriel français.
Cité des Electriciens (ancien coron de la fosse n° 2 dite du Mont-Blanc) , située en bordure de la rue Anatole-France et constitué de la totalité des rues Ampère, Branly, Coulomb, Edison, Faraday, Franklin, Gramme, Laplace, Marconi, Volta est situé à Bruay-la-Buissière, dans le département Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, en France.
Cité des Electriciens (ancien coron de la fosse n° 2 dite du Mont-Blanc) , située en bordure de la rue Anatole-France et constitué de la totalité des rues Ampère, Branly, Coulomb, Edison, Faraday, Franklin, Gramme, Laplace, Marconi, Volta est actuellement fermé au public.