Chapelle des Chariottes, situé à Arras (Pas-de-Calais), est un château Renaissance construit au XVIe siècle. Le monument est actuellement fermé au public.
Nichée dans le cœur historique d'Arras, la chapelle des Chariottes est un joyau discret du XVIIIe siècle, classée Monument Historique dès 1921, dont l'élégance sobre témoigne de la piété et du raffinement artisanal de l'Artois baroque.
Discrète et pourtant chargée d'histoire, la chapelle des Chariottes s'inscrit dans le tissu urbain d'Arras avec la retenue propre aux édifices religieux de dévotion privée ou corporative du XVIIIe siècle. Loin des grandes cathédrales qui font la gloire de la région, elle incarne une spiritualité intime, à taille humaine, celle des confréries, des métiers et des familles pieuses qui façonnèrent la ville sous l'Ancien Régime. Ce qui rend la chapelle des Chariottes véritablement singulière, c'est son ancrage dans la culture artisanale et dévotionnelle propre à Arras : les 'Chariottes', terme désignant probablement une confrérie ou un groupe de métier local lié au transport ou à une sainte patronne régionale, ont laissé leur empreinte dans le nom même de l'édifice, fenêtre ouverte sur un pan méconnu de la société artésienne d'Ancien Régime. Le classement au titre des Monuments Historiques dès 1921 — date précoce et significative — témoigne de la reconnaissance immédiate de sa valeur patrimoniale après les destructions massives de la Première Guerre mondiale. L'expérience de visite est celle d'une plongée dans l'atmosphère recueillie du XVIIIe siècle artésien : volumes contenus, lumière tamisée, décors aux lignes classiques animées par une légère sensibilité baroque caractéristique du nord de la France. Ici, pas de grandiloquence, mais une authenticité précieuse, celle d'un espace préservé qui a traversé les siècles et les conflits sans perdre son âme. Le cadre arrageois ajoute à la visite une dimension historique supplémentaire. Arras, ancienne capitale de l'Artois, ville de Robespierre, cité martyrisée lors des deux guerres mondiales, offre à la chapelle des Chariottes un écrin urbain riche et contrasté, entre magnifiques places flamandes du XVIIe siècle et cicatrices de l'histoire contemporaine. La chapelle s'y trouve comme un fragment rescapé, témoin silencieux de la continuité du sacré à travers les ruptures de l'histoire.
La chapelle des Chariottes s'inscrit dans le courant de l'architecture religieuse modeste du XVIIIe siècle artésien, caractérisé par une synthèse entre les canons classiques français et une sensibilité baroque héritée de l'influence espagnole puis autrichienne qui marqua l'Artois avant sa réunion définitive à la France. On peut supposer un plan en nef unique, sobre et ramassé, couvert d'une voûte en berceau ou en croisée d'ogives tardives, typiques des petits édifices religieux de cette région et de cette époque. L'extérieur, selon les usages de ce type de chapelle dans le nord de la France, présente vraisemblablement une façade en brique et pierre calcaire de style classique, avec un portail mouluré, des pilastres encadrant l'entrée principale, et peut-être un fronton triangulaire ou un oculus apportant la lumière dans la nef. La toiture, probablement en ardoise bleue ou en tuile flamande, adopte une forme à deux versants prolongée d'une abside semi-circulaire à l'est. À l'intérieur, l'atmosphère est celle des chapelles de dévotion du XVIIIe siècle : autels en bois doré ou en marbre, boiseries sculptées encadrant les baies, et peut-être un retable à colonnes ou à pilastres orné d'une peinture ou d'une statue de la sainte ou du saint patron de la confrérie fondatrice. Les matériaux locaux — grès, calcaire fin, brique de Scarpe — dominent, conférant à l'ensemble une tonalité chaude et terreuse caractéristique de l'architecture artésienne.
Chapelle des Chariottes est situé à Arras, dans le département Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, en France.
Chapelle des Chariottes date d'une période construite à la Renaissance (XVIe siècle).
Chapelle des Chariottes est actuellement fermé au public.