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Chapelle de la Papillaie

MonumentTrésor caché

Nichée dans l'ancien faubourg angevin, la chapelle de la Papillaie déploie une sobre élégance gothique du XIIIe siècle, témoignage rare de la piété médiévale en Anjou, classée monument historique.

Histoire

Dissimulée dans le tissu urbain d'Angers, la chapelle de la Papillaie est l'un de ces joyaux discrets que l'histoire a préservés au détour d'une rue, loin des itinéraires touristiques balisés. Édifiée au XIIIe siècle, elle appartient à cette génération d'oratoires et de chapelles privées ou communautaires qui ponctuaient la ville médiévale angevine, satellites de la grande cathédrale Saint-Maurice dont le chantier gothique rayonnait alors sur toute la région. Ce qui rend la Papillaie singulière, c'est précisément sa résistance à l'effacement. Alors que des centaines de chapelles médiévales françaises ont disparu sous les coups des révolutions, des guerres ou de la spéculation immobilière, celle-ci a survécu, inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 7 décembre 1970, reconnaissance officielle de sa valeur patrimoniale irremplaçable dans le paysage religieux et architectural de l'Anjou. Visiter la chapelle de la Papillaie, c'est entrer de plain-pied dans l'Angers médiéval, celui des seigneurs Plantagenêt et des comtes d'Anjou, époque durant laquelle la ville connaissait un essor architectural remarquable. Les pierres de tuffeau local, cette roche calcaire tendre et lumineuse si caractéristique du Val de Loire, confèrent à l'édifice une blondeur chaleureuse qui s'illumine selon les heures du jour. Le cadre de visite invite à la contemplation et à la lenteur. Le visiteur y trouvera une atmosphère recueillie, préservée du bruit de la cité moderne, propice à l'observation attentive des détails sculptés, des proportions gothiques et de l'économie de moyens qui caractérise cette architecture de dévotion au seuil du XIIIe siècle.

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