Chapelle de Charly, situé à Andilly (Département 74), est un château Renaissance construit au XVIe siècle. Le monument est actuellement fermé au public.
Nichée dans les alpages de Haute-Savoie, la chapelle de Charly à Andilly est un joyau de l'art rural savoyard, inscrit aux Monuments Historiques, où se conjuguent dévotion montagnarde et architecture vernaculaire authentique.
Au cœur du Genevois haut-savoyard, à Andilly, village perché entre Salève et plaine de l'Arve, la chapelle de Charly s'impose comme l'un de ces trésors discrets que l'on découvre au détour d'un chemin de hameau. Son inscription partielle aux Monuments Historiques en 1975 témoigne de la reconnaissance institutionnelle d'un patrimoine trop souvent méconnu des grandes routes touristiques. Ce qui rend cette chapelle véritablement singulière, c'est précisément son appartenance à cette constellation de petits édifices ruraux savoyards qui jalonnent les flancs du Genevois : constructions modestes mais soignées, où la pierre locale répond à la tuile plate traditionnelle, et où chaque détail sculpté ou peint révèle le soin apporté par des artisans locaux soucieux d'offrir à leur communauté un lieu de prière digne. L'appellation « chapelle de Charly » désigne à la fois l'édifice et son hameau d'appartenance, rappelant combien, en Savoie, chaque lieu-dit possède sa propre identité cultuelle. La visite de la chapelle de Charly s'apparente à une plongée dans le quotidien religieux des communautés alpines d'Ancien Régime. L'intérieur, à l'échelle humaine d'un habitat dispersé, conserve vraisemblablement un mobilier liturgique d'époque — autel, ex-votos, statues de saints protecteurs des troupeaux — qui fait de ces petits sanctuaires des musées vivants de la foi populaire montagnarde. Le cadre naturel renforce l'expérience : Andilly, commune de la Haute-Savoie jouxtant le département de l'Ain et la frontière genevoise, offre des panoramas dégagés sur le bassin lémanique. La chapelle s'inscrit dans un paysage bocager et boisé typique du Genevois, où prairies grasses et vergers coexistent avec les fermes à toits débordants caractéristiques de l'architecture savoyarde.
La chapelle de Charly présente les caractéristiques typiques de l'architecture religieuse rurale savoyarde des XVe-XVIIIe siècles. Son plan est vraisemblablement de type simple, à nef unique, prolongée d'un chœur légèrement plus étroit terminé par une abside en cul-de-four ou à pans coupés, schéma récurrent dans les chapelles de hameau du Genevois. Les murs sont édifiés en moellons de calcaire local, pierre abondante dans ce secteur de Haute-Savoie, assisés avec soin et liés à la chaux. La toiture, à deux versants prononcés pour faciliter l'écoulement des neiges, est couverte de tuiles plates à emboîtement, dites « tuiles à crochet », matériau emblématique de l'architecture traditionnelle alpine savoyarde. L'extérieur se distingue par un clocher-arcade ou un petit campanile sommant le pignon occidental, solution fréquente dans les chapelles rurales pour laquelle la construction d'une tour complète aurait été disproportionnée à l'échelle du bâtiment et aux moyens de la communauté. Un portail en arc en plein cintre ou légèrement brisé, encadré de piédroits en pierre de taille, constitue l'entrée principale. Des modénatures sobres — corniche moulurée, chaînages d'angle — témoignent d'une attention portée au décor sans excès. À l'intérieur, la voûte en berceau ou les entraits de charpente apparente créent une atmosphère recueillie et intime. Le chœur, légèrement surélevé par une ou deux marches, accueille l'autel principal dont le retable constitue l'élément le plus précieux sur le plan artistique. Des niches latérales abritent des statues de saints, et des ex-votos suspendus aux murs rappellent la dévotion populaire des fidèles du hameau à travers les siècles.
Chapelle de Charly est situé à Andilly, dans le département Département 74, en Auvergne-Rhône-Alpes, en France.
Chapelle de Charly date d'une période construite à la Renaissance (XVIe siècle).
Chapelle de Charly est actuellement fermé au public.