Ancien site minier de la fosse 11-19 de la Compagnie des Mines de Lens, situé à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), est un monument médiéval construit au Moyen Âge. Le monument est actuellement fermé au public.
Sentinelles d'acier et de béton dressées sur le Gohelle, les chevalements de la fosse 11-19 incarnent deux siècles d'épopée minière : le plus haut terril d'Europe veille sur ce site classé Monument Historique.
Au cœur du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la fosse 11-19 de Loos-en-Gohelle s'impose comme l'un des témoignages industriels les plus saisissants de France. Deux architectures radicalement différentes se font face : le chevalement métallique à treillis du puits Pierre Destombes, héritage élancé du début du XXe siècle, et la tour d'extraction en béton armé du puits 19, masse géométrique et austère des années soixante. Ensemble, ils racontent cent ans d'extraction du charbon dans les entrailles de l'Artois. Ce qui rend le site véritablement unique, c'est la coexistence de deux générations techniques sur un même carreau : l'une relève du génie civil métallique de l'entre-deux-guerres, l'autre de l'architecture industrielle moderniste de la reconstruction. Nulle part ailleurs dans le bassin minier — ni peut-être en Europe — on ne peut comparer côte à côte ces deux approches du même défi : hisser la houille depuis plusieurs centaines de mètres de profondeur. Le visiteur qui franchit les grilles du site entre dans un monde suspendu entre mémoire et reconquête. Les bâtiments de recette, encore habités par leurs machines d'extraction bi-cylindroconiques, exhalent l'odeur tenace de la graisse et de la rouille. La végétation pionnière colonise les joints des pavés, tandis que des compagnies théâtrales ont élu domicile dans ces nefs industrielles, donnant au lieu une vitalité inattendue mêlant patrimoine et création contemporaine. Dominant l'ensemble, les deux terrils coniques de Loos-en-Gohelle culminent à 186 mètres, faisant d'eux les plus hauts d'Europe. Depuis leur sommet, par temps clair, le regard embrasse la plaine flamande jusqu'aux clochers de Béthune et d'Arras. Cette géographie façonnée par les hommes — ces pyramides noires nées des déchets de l'extraction — confère au site une dimension presque cosmique, entre paysage industriel et monument naturel involontaire. Inscrit dans la démarche de candidature du Bassin minier au patrimoine mondial de l'UNESCO, le site de la fosse 11-19 est aujourd'hui un laboratoire du développement durable, porté par la ville de Loos-en-Gohelle, pionnière en France sur ces questions. Art, histoire, écologie et architecture industrielle s'y croisent dans un dialogue rare et stimulant.
Le site de la fosse 11-19 présente une dualité architecturale rare qui en fait un document technique d'une richesse exceptionnelle. Le chevalement du puits n° 11, édifié en 1923, appartient à la grande tradition du génie civil métallique de l'entre-deux-guerres : une structure en poutrelles d'acier à treillis rivetées, légère en apparence mais d'une solidité à toute épreuve, conçue pour supporter les efforts dynamiques considérables générés par la remontée des cages chargées. Sa silhouette en A inversé, caractéristique des chevalements miniers, se découpe sur le ciel plat du Gohelle avec une élégance fonctionnelle. Le bâtiment de recette adjacent, construit en brique rouge — matériau roi de l'architecture industrielle du Nord —, abrite la machine d'extraction bi-cylindroconique, chef-d'œuvre de mécanique industrielle dont les volants et les cylindres constituent un spectacle en soi. Face à lui, la tour d'extraction du puits n° 19, édifiée en 1960, relève d'une tout autre logique : le béton armé banché permet ici de construire une structure monolithique, verticale, dont la hauteur et la masse répondent aux exigences d'un puits plus profond et d'une extraction plus intensive. Unique survivante de ce type dans le bassin minier, cette tour incarne l'architecture industrielle des Trente Glorieuses — fonctionnaliste, dépouillée, sans ornement — et forme avec le chevalement métallique du puits 11 un dialogue architectural entre deux époques et deux philosophies du bâtir. Les deux terrils coniques qui flanquent le site, bien que non protégés au titre des Monuments Historiques, constituent l'élément paysager dominant de l'ensemble : culminant à 186 mètres, ils représentent plusieurs décennies d'accumulation des schistes et des stériles issus de l'extraction. Leur forme parfaitement symétrique, presque géométrique, leur confère une présence sculpturale qui dépasse largement leur origine utilitaire.
Ancien site minier de la fosse 11-19 de la Compagnie des Mines de Lens est situé à Loos-en-Gohelle, dans le département Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, en France.
Ancien site minier de la fosse 11-19 de la Compagnie des Mines de Lens date d'une période construite au Moyen Âge (XIe-XVe siècle).
Ancien site minier de la fosse 11-19 de la Compagnie des Mines de Lens est actuellement fermé au public.