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Sol des parcelles contenant les vestiges de l'oppidum des Baou et terrains extérieurs au rempart pouvant offrir des traces archéologiques à Saint-Marcel

Monument

Sur les hauteurs de Saint-Marcel, l'oppidum des Baou révèle les traces d'une cité gauloise fondée au VIe siècle av. J.-C. — l'une des plus anciennes agglomérations de l'arrière-pays marseillais, aux remparts encore lisibles dans le paysage.

History

Perché sur les reliefs calcaires qui dominent la vallée de l'Huveaune, à l'est de Marseille, l'oppidum des Baou constitue l'un des témoignages les plus précieux de l'occupation protohistorique de la région. Long de plusieurs centaines de mètres, ce site de hauteur défensif offre au visiteur attentif une lecture directe du paysage antique : des segments de rempart en pierres sèches, des traces de terrasses d'habitation et des concentrations de mobilier céramique encore visibles à la surface du sol lors des campagnes de prospection. Ce qui rend l'oppidum des Baou singulier, c'est la longévité remarquable de son occupation. Fondé dès le VIe siècle avant notre ère, il s'inscrit dans la grande tradition des oppida liguro-celtes qui jalonnent les piémonts provençaux, bien avant la fondation de Massalia par les Phocéens. Sa durée de vie s'étend jusqu'au IIe siècle av. J.-C., couvrant ainsi la période de coexistence — et parfois de tension — entre les populations indigènes et la jeune colonie grecque toute proche. L'expérience de visite est celle d'un site archéologique en plein air, immergé dans un maquis provençal dense où le chêne kermès et le romarin encadrent les vestiges. Il faut accepter de « lire » le terrain, d'apprendre à reconnaître un parement de mur dans une ligne de blocs affleurant, une dépression dans une unité d'habitation disparue. Ce type de visite s'adresse avant tout aux amateurs d'archéologie et aux randonneurs sensibles à l'histoire des lieux. Le cadre naturel est pour beaucoup dans le charme de l'endroit : les collines de Saint-Marcel offrent des vues dégagées sur Marseille et son arrière-pays, rappelant combien le choix de ces hauteurs répondait à des impératifs à la fois stratégiques et symboliques. Le site, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1990, bénéficie d'une protection qui garantit l'intégrité du sous-sol archéologique, réservoir encore largement inexploré.

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