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Château de Roumailhac

Castle

Niché en Périgord Blanc, ce château Renaissance du XVIe siècle étonne par ses lucarnes sculptées d'un singe, d'un chien et d'une figure grotesque — une fantaisie décorative unique en son genre.

History

Au cœur du Périgord Blanc, à La Tour-Blanche, le château de Roumailhac est l'une de ces demeures discrètes que la campagne périgourdine dissimule avec une jalouse pudeur. Inscrit aux Monuments Historiques depuis 1948, il incarne à merveille l'esprit de la Renaissance française en province : sobre dans ses volumes, mais d'une fantaisie étonnante dans ses ornements. Ce qui rend Roumailhac véritablement singulier, c'est son programme décoratif sculptural, d'une liberté presque espiègle. Les lucarnes qui ouvrent sur la cour intérieure arborent des rampants où prennent vie un singe et un chien taillés dans la pierre, animaux familiers mais inattendus dans le répertoire ornemental de l'architecture savante. Au sommet de l'un de ces rampants, une figure grotesque d'homme enjambe la pierre comme pour défier la gravité — clin d'œil malicieux au visiteur, signature d'un atelier de sculpteurs au vocabulaire résolument humaniste. Le château se présente sous la forme de deux corps de bâtiments en équerre, articulés par une tour hexagonale d'escalier dont le plan inhabituel trahit une recherche formelle propre à la seconde moitié du XVIe siècle. Cette disposition en L, courante dans l'architecture résidentielle de la Renaissance périgourdine, confère à l'ensemble une élégante asymétrie et délimite une cour protégée, intimiste, où se concentre l'essentiel du décor sculpté. La visite de Roumailhac est une invitation à ralentir. Le monument, préservé de l'agitation touristique, s'adresse aux amateurs de patrimoine authentique, ceux qui préfèrent la découverte solitaire aux foules des grands sites. Le cadre verdoyant du Périgord Blanc, avec ses collines douces et ses prairies, enveloppe la demeure d'une sérénité que les siècles n'ont pas altérée.

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