Joyau Renaissance de Combourg, la Maison de la Lanterne dresse sa tourelle circulaire à l'emplacement d'une ancienne demeure fortifiée où séjourna le légendaire Du Guesclin. Un fragment d'histoire bretonne à fleur de pierre.
Au cœur de Combourg, ville rendue célèbre par le souvenir de Chateaubriand et l'ombre tutélaire de son château médiéval, se dresse discrètement la Maison de la Lanterne. Inscrite aux Monuments Historiques depuis 1966, cette demeure du XVIe siècle incarne à elle seule plusieurs siècles d'histoire bretonne, des chevauchées médiévales de Du Guesclin aux rondes nocturnes des soldats du guet chargés d'éclairer la ville. Ce qui rend la Maison de la Lanterne véritablement singulière, c'est la superposition de ses fonctions à travers le temps : résidence nobiliaire fortifiée, puis maison bourgeoise de la Renaissance, puis poste de guet urbain. Chaque époque a laissé ses traces, et la façade Renaissance avec sa tourelle circulaire témoigne d'une transition architecturale remarquable entre le monde médiéval et les nouvelles aspirations esthétiques de la fin du XVIe siècle. L'édifice séduit par sa sobriété assumée. Avec son rez-de-chaussée, son étage et son comble, il présente un gabarit modeste mais élégant, typique des maisons de ville bretonnes de qualité de cette période. La tourelle circulaire, élément décoratif autant que fonctionnel, apporte une verticalité qui anime la façade et rappelle les ambitions architecturales de la Renaissance française pénétrant progressivement les provinces. Visiter la Maison de la Lanterne, c'est arpenter une rue de Combourg chargée de mémoire, où l'on perçoit encore l'atmosphère d'une ville bretonne de l'Ancien Régime. Sa proximité avec le château de Combourg, demeure d'enfance de Chateaubriand, en fait une étape naturelle d'un circuit patrimonial riche et cohérent, idéal pour qui souhaite comprendre l'âme profonde de cette cité d'Ille-et-Vilaine.
La Maison de la Lanterne présente une architecture civile bretonne de la fin du XVIe siècle, dans laquelle l'influence Renaissance se manifeste avec discrétion et élégance. Le bâtiment s'organise sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un comble, schéma caractéristique des maisons bourgeoises de province de cette période, qui conjuguent fonctionnalité domestique et représentation sociale. L'élément le plus remarquable de la composition est sans conteste la tourelle circulaire qui anime la façade principale. Héritage formel de l'architecture médiévale réinterprété à la lumière de l'esthétique Renaissance, cette tourelle confère à l'édifice une silhouette reconnaissable et une certaine verticalité. Elle abritait vraisemblablement un escalier à vis desservant les différents niveaux, usage courant dans l'architecture domestique de qualité de l'époque. La façade, dans son ensemble, témoigne d'une composition soignée où les ouvertures sont travaillées selon les principes ornementaux de la Renaissance française. Les matériaux employés sont ceux traditionnellement utilisés dans le bassin de Combourg : probablement le granit et le schiste locaux, pierres de taille pour les encadrements de baies et les éléments décoratifs, garant de la durabilité de l'ensemble. À l'origine, l'étage comprenait une unique et vaste pièce, reflet d'un usage résidentiel noble, avant que les transformations ultérieures liées à la fonction de poste de guet ne modifient peut-être la distribution intérieure.
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Combourg
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